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Habitat Partagé: Thème de la semaine du 17/06

Remplacer la ségrégation spatiale par une plus grande mixité sociale, troquer des murs de béton pour un éco-quartier et lutter contre la spéculation foncière par la mutualisation des moyens. Les habitats partagés proposent ainsi de se loger autrement de manière solidaire et éco-responsable.

Cette manière de vivre a émergé dans les années 1970s sous l’appellation d’« habitat autogéré »  jusqu’à qu’elle soit formulé sous forme de la loi en 2014, à l’initiative de Cecile Duflot, la Ministre de l’égalité du territoire et du logement. Cette loi ALUR définit l’habitat participatif comme « une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis. »

L’habitat partagé est en fait une façon innovante de vivre et de se loger, sous l’effigie de la solidarité et de l’eco-responsabilité. Il propose en effet une alternative au modèle actuel basé sur l’individualisme, une forte empreinte environnementale, le cloisonnement des populations et la perte de lien social.

En décidant de créé une communauté et de s’associer dans un logement, les citoyens favorisent l’échange. Comme certains pourraient erronément le croire, ils ne perdent pas leur intimité car les habitats se composent d’espaces privés et publics. Finalement, ce n’est pas l’intimité mais l’individualisme qui est remplacé par une plus forte coopération. Les habitants mettent en commun certaines de leurs ressources et gèrent leur projet collectivement. Ils revalorisent ainsi une manière de vivre favorisant le partage, l’échange et l’entraide.

En s’accordant à suivre des valeurs sociales et environnementales, ils réfléchissent ensemble à ce que signifie de vivre éthiquement. Les habitations autogérées permettent par exemple de réduire l’impact sur la planète des logements traditionnels. Les citoyens s’associant pour vivre ensemble favorisent l’utilisation de matériaux écologiques telles que la paille, les énergies renouvelables et empreintent des transports non polluant à l’échelle de leur quartier.

De son architecture à ceux qui y résident, les habitats participatifs proposent une manière de vivre alternative. C’est un utopie déjà réalisée et encore réalisable pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans une aventure partagée.

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